vendredi, 04 novembre 2005

Etats-Unis: création d'un service pour espionner à l'étranger

Le président américain George W. Bush a donné son aval jeudi à la création d'un nouveau "service des opérations clandestines" (NCS) qui, sous l'égide de la CIA, s'occupera des opérations d'espionnage des Etats-Unis à l'étranger.

Il s'agit de la dernière réforme en date pour remettre à flot la CIA après le double fiasco des attentats du 11 septembre 2001, qu'elle n'avait pas vus venir, et des armes de destruction massive de Saddam Hussein, qu'elle avait crues voir par erreur.

La création du NCS a été annoncée conjointement par le directeur de la CIA (Agence centrale du renseignement) Porter Goss et le directeur national du renseignement (DNI) John Negroponte qui supervise la quinzaine d'agences de renseignement américaines civiles et militaires.

Le NCS agira sous les ordres de la CIA, elle-même sous la supervision du DNI. "J'estime qu'avec la création du NCS, le gouvernement américain aura à sa disposition un service du renseignement plus cohérent et plus fiable", a dit M. Negroponte, dans un communiqué. M. Goss a vu, pour sa part, dans cette création "une marque de confiance pour la CIA".

"C'est vraiment une reconnaissance de sa longue expérience dans le monde du renseignement humain", a estimé de son côté un haut responsable du renseignement sous couvert d'anonymat. Des responsables ont indiqué que cette mesure montrait surtout l'importance croissante des opérations clandestines du département de la Défense et du FBI (police fédérale).

"Depuis des années, la CIA était l'organisme de renseignement du gouvernement dans une large mesure", a déclaré un autre haut responsable du renseignement, mais "quand vous regardez les dix dernières années, il y a aujourd'hui une capacité de renseignement plus importante au gouvernement américain". Il y a une quinzaine d'organismes de renseignement. Le Service des opérations clandestines coordonnera les opérations d'espionnage de la CIA, du FBI et du département de la Défense.

"Je peux vous dire par expérience personnelle que quand on met toutes ces capacités ensemble, entre la CIA et le FBI, entre la CIA et le département de la Défense ou les trois ensemble, pour travailler sur un problème, un problème vraiment difficile, les résultats sont magiques", a ajouté ce responsable. "C'est la première occasion de redessiner certaines de ces frontières", a-t-il dit.

Un haut responsable a souligné combien le "mariage" entre la CIA et le département de la Défense avait porté ses fruits payé dans les opérations para-militaires en Irak et en Afghanistan. "Sur le terrain, c'est une relation qui marche à merveille", a-t-il dit. M. Goss, qui avait proposé la restructuration, a été désigné pour gérer le nouveau service. Aucune précision n'a été donnée sur la réelle autorité du NCS pour gérer les éventuels conflits entre les organisations. Mais les responsables du renseignement ont souligné que le nouveau service n'aurait pas le pouvoir d'ordonner ou de diriger des opérations clandestines et les agences se chargeront toujours de leurs propres services secrets.

Source:http://www.un-forum.org/index.php?showtopic=153&hl=

jeudi, 03 novembre 2005

Quelle défense pour quelle Europe puissance...

Quand les intérêts européens sur le plan de la défense sont difficiles à identifier alors que l'Europe mène une politique commune de défense depuis de nombreuses années, qu'une récente Agence Européenne de Défense sans grands moyens s'active à Bruxelles et que les industriels du secteur jouent des coudes sur des marchés sensibles avec une visibilité à 20 ans mais des objectifs à 5 ans, il est intéressant de se poser des questions et surtout de trouver un certain nombre de réponses.

L'effort de nos députés français dans cette dynamique de "réponse" doit être plus connue, c'est la raison pour laquelle nous vous invitons à consulter le rapport de la COmmission de la Défense et des Forces Armées sur le sujet

Rapport intégral depuis son site d'origine ici

Bonne lecture.

Geoffroy VILBERT.

Parthenon Executive.