vendredi, 31 mars 2006

Pour une stratégie européenne de compétitivité

Le petit-déjeuner débat précité, organisé à l’invitation du Président du Sénat, avait pour animateurs principaux Bernard CARAYON, Député UMP du Tarn, auteur du rapport « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale » et Monsieur Alain JUILLET, Haut responsable chargé de l’Intelligence Économique au Secrétariat Général de la Défense Nationale.

Ce débat s’est tenu devant un auditoire où l’on distinguait les ambassadeurs(*) de Grèce et de Slovénie, des représentants des ambassades(**) de Grande Bretagne et du Maroc ainsi que Frédéric LACAVE, Conseiller du Président du Sénat en matière de Sécurité Nationale et Yacine SEMICHI, Vice-président de la Commission « Entreprise et citoyenneté » de France république. Participaient également à cette rencontre des représentants du monde de l’entreprise parmi lesquelles nous pouvons citer IBM, OLYMPUS, CISCO, ALTRAN, AFNIC, PLEON et quelques PME/PMI sensibilisées à la nécessité de traiter au sein de leurs organisations la problématique de l’intelligence économique.

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Politique Navale Européenne: proposition

Défense Européenne Navale: Quels besoins pour quelles missions?

ou "Quelles pistes pour une coopération européenne de défense navale utile?"

Belle manifestation organisée par "Défense et Stratégie" placée sous le Haut Patronage du Ministre de la Défense, présente à l'ouverture des débats. Le député de la Manche Jean LEMIERE, Membre de Commission de la Défense anime des réflexions proposées par de nombreux orateurs de dimension française et internationale.

Si j'ai apprécié la présence des autorités de l'Agence Européenne de Défense, aux côtés des autorités militaires françaises siégeant au même rang que les industriels français et étrangers, cette note a surtout pour objectif de relever les propos de M. Jean-Marie POIMBOEUF, Président Directeur Général de DCN.

M. POIMBOEUF a commencé avec son organisation des travaux de réflexions visant à identifier les possibles zones de coopération entre industriels européens pour la mise en oeuvre de programme de construction de navires armés. Avant de parler ces zones qui donnent un espoir certain à la coopération industrielle dans le domaine naval, il est important de définir rapidement les grandes phases menant à la mise à l'eau de bâtiments armés.

Un bâtiment armé est baptisé après avoir connu plusieurs grandes étapes:
·         la mise en place du contrat entre le constructeur et la marine concernée (nationale, européenne ou amie de la France)
·         la construction de la plate-forme dans les chantiers de la DCN
·         l'intégration des systèmes d'armes, systèmes de gestion

Bien entendu, ces 3 étapes se décomposent en plusieurs sous étapes mais ce développement n'a pas d'intérêt pour la présente note.

Ce qui était précisément intéressant dans les propos de M POIMBOEUF c'est la mise en exergue du critère "temps"/"durée" dans la valorisation de ces étapes possédant une influence plus que directe sur les coûts de production. Il est également intéressant de noter l'évolution des études de coûts mettant davantage en lumière les coûts de possession des bâtiments armés plutôt que les seuls coûts de production. La raison principale pour laquelle cette évolution vers le coût de possession représente une tendance lourde est l'impact de la ressource humaine sur le prix final, ressource humaine particulièrement rare et chère utile à la production mais aussi et surtout à la maintenance des navires armés.

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vendredi, 04 novembre 2005

Etats-Unis: création d'un service pour espionner à l'étranger

Le président américain George W. Bush a donné son aval jeudi à la création d'un nouveau "service des opérations clandestines" (NCS) qui, sous l'égide de la CIA, s'occupera des opérations d'espionnage des Etats-Unis à l'étranger.

Il s'agit de la dernière réforme en date pour remettre à flot la CIA après le double fiasco des attentats du 11 septembre 2001, qu'elle n'avait pas vus venir, et des armes de destruction massive de Saddam Hussein, qu'elle avait crues voir par erreur.

La création du NCS a été annoncée conjointement par le directeur de la CIA (Agence centrale du renseignement) Porter Goss et le directeur national du renseignement (DNI) John Negroponte qui supervise la quinzaine d'agences de renseignement américaines civiles et militaires.

Le NCS agira sous les ordres de la CIA, elle-même sous la supervision du DNI. "J'estime qu'avec la création du NCS, le gouvernement américain aura à sa disposition un service du renseignement plus cohérent et plus fiable", a dit M. Negroponte, dans un communiqué. M. Goss a vu, pour sa part, dans cette création "une marque de confiance pour la CIA".

"C'est vraiment une reconnaissance de sa longue expérience dans le monde du renseignement humain", a estimé de son côté un haut responsable du renseignement sous couvert d'anonymat. Des responsables ont indiqué que cette mesure montrait surtout l'importance croissante des opérations clandestines du département de la Défense et du FBI (police fédérale).

"Depuis des années, la CIA était l'organisme de renseignement du gouvernement dans une large mesure", a déclaré un autre haut responsable du renseignement, mais "quand vous regardez les dix dernières années, il y a aujourd'hui une capacité de renseignement plus importante au gouvernement américain". Il y a une quinzaine d'organismes de renseignement. Le Service des opérations clandestines coordonnera les opérations d'espionnage de la CIA, du FBI et du département de la Défense.

"Je peux vous dire par expérience personnelle que quand on met toutes ces capacités ensemble, entre la CIA et le FBI, entre la CIA et le département de la Défense ou les trois ensemble, pour travailler sur un problème, un problème vraiment difficile, les résultats sont magiques", a ajouté ce responsable. "C'est la première occasion de redessiner certaines de ces frontières", a-t-il dit.

Un haut responsable a souligné combien le "mariage" entre la CIA et le département de la Défense avait porté ses fruits payé dans les opérations para-militaires en Irak et en Afghanistan. "Sur le terrain, c'est une relation qui marche à merveille", a-t-il dit. M. Goss, qui avait proposé la restructuration, a été désigné pour gérer le nouveau service. Aucune précision n'a été donnée sur la réelle autorité du NCS pour gérer les éventuels conflits entre les organisations. Mais les responsables du renseignement ont souligné que le nouveau service n'aurait pas le pouvoir d'ordonner ou de diriger des opérations clandestines et les agences se chargeront toujours de leurs propres services secrets.

Source:http://www.un-forum.org/index.php?showtopic=153&hl=

jeudi, 03 novembre 2005

Quelle défense pour quelle Europe puissance...

Quand les intérêts européens sur le plan de la défense sont difficiles à identifier alors que l'Europe mène une politique commune de défense depuis de nombreuses années, qu'une récente Agence Européenne de Défense sans grands moyens s'active à Bruxelles et que les industriels du secteur jouent des coudes sur des marchés sensibles avec une visibilité à 20 ans mais des objectifs à 5 ans, il est intéressant de se poser des questions et surtout de trouver un certain nombre de réponses.

L'effort de nos députés français dans cette dynamique de "réponse" doit être plus connue, c'est la raison pour laquelle nous vous invitons à consulter le rapport de la COmmission de la Défense et des Forces Armées sur le sujet

Rapport intégral depuis son site d'origine ici

Bonne lecture.

Geoffroy VILBERT.

Parthenon Executive.

lundi, 14 mars 2005

Informatique : la délocalisation en question

La programmation de nombreux logiciels a été délocalisée dans des pays comme l’Inde, les Philippines, la Russie ou encore le Pakistan et ce mouvement ne faiblit pas.
Pourtant, certains experts font part de leur inquiétude. Selon eux, des virus « dormants », programmés pour s’activer au moment choisi, peuvent être incorporés et créer des dommages importants dans les systèmes informatiques des pays cibles.
La crainte du cyber terrorisme islamiste est forte, mais elle n’est pas la seule. Le crime organisé est également pointé du doigt. Dans ce contexte, si l’Inde peut être considérée comme sûre, il n’en serait pas de même du Pakistan, de la Russie ou de la Chine.

Communiqué dont la source n'est pas encore vérifiée.
Propos à prendre avec sérénité.

lundi, 03 janvier 2005

Watergate en Croatie : les services secrets ont surveillé le Président

http://www.balkans.eu.org/article4909.html

Une affaire d’espionnage a avivé la tension entre le Président Stjepan Mesic et le Premier Ministre Ivo Sanader, au point de susciter la crainte d’une crise constitutionnelle à quelques semaines des élections présidentielles du 2 janvier. Des réformes des services secrets de l’administration présidentielles sont incontournables.

dimanche, 19 décembre 2004

Partenariat public-privé inédit en Intelligence économique


L’ADIT (Société Nationale d’Intelligence Stratégique), Caractères Associés et l’Ecole de guerre économique viennent de signer un partenariat afin de proposer une offre globale en gestion de risques informationnels.

Société nationale à capitaux publics, l’ADIT remplit des missions d’intelligence stratégique ainsi que des missions d’intelligence territoriale pour mobiliser et mutualiser compétences, moyens et savoir-faire. Une de ses missions vise également la valorisation de l’information technologique internationale.
L’agence de conseil en communication Caractères Associés intervient sur les principaux champs de la communication corporate (communication institutionnelle, financière, interne/externe…).
L’Ecole de guerre économique (EGE) a été fondée en 1997 par Christian Harbulot, Benoît de Saint-Sernin et le général Jean Pichot-Duclos afin de répondre aux exigences induites par la mondialisation grâce à une approche transdisciplinaire de la lecture des rapports de force économiques internationaux. L’EGE est organisée autour d’un pôle d’enseignement de 3ème cycle en stratégie & intelligence économique et d’un pôle de recherche, le LAREGE.

Chaque partenaire apportera son expertise selon ses compétences propres. L’ADIT sera aussi bien en charge des opérations d’intelligence stratégique au profit des grands groupes nationaux que du déploiement des dispositifs d’intelligence territoriale à destination des PME-PMI. Caractères Associés réalisera les études d’évaluation des risques informationnels et élaborera les stratégies de communication d’influence et de crise pour maîtriser ces risques. Enfin, l’Ecole de guerre économique se chargera des formations pour les cadres et dirigeants : appréhension de l’environnement international des entreprises et collectivités, apprentissage des méthodes pour faire face aux attaques déloyales, et sensibilisation/perfectionnement à la maîtrise et à la sécurité de l’information.

lundi, 06 décembre 2004

L'OTAN recherche de nouvelles missions

Après son retrait de Bosnie, l’OTAN se cherche de nouvelles missions
dans les Balkans

Avec le retrait de la Force de Stabilisation de l’OTAN en
Bosnie-Herzégovine (SFOR), et son remplacement par la mission EUFOR de
l’Union européenne, le 2 décembre, une phase importante de l’engagement
de l’Alliance atlantique est révolue. Cependant, l’OTAN n’a pas encore
quitté les Balkans, et le Partenariat pour la Paix (PfP) attire tous les
pays de la région, notamment la Serbie.

vendredi, 03 décembre 2004

Russe: Les priorites du programme spatiale pour 2006-2015

Les priorites du programme spatiale pour 2006-2015

L"Agence Federale Spatiale de Russie (Roskosmos) a defini les priorites du programme federal spatial a l"horizon 2006 - 2015, a annonce son porte-parole Viatcheslav Davidenko. "Les responsables de l"Agence federale spatiale se sont reunis mercredi pour une conference consacree au debat sur les priorites de la politique spatiale de Russie", a-t-il dit, ajoutant que la reunion a rassemble des representants de l"industrie de missiles et spatiale et des responsables des troupes spatiales de l"armee russe.
Le directeur general du centre de recherche TsNIIMASH, l"academicien Nikolai Anfimov, a presente un rapport en la matiere. Concernant les orientations clef de l"evolution de la politique russe dans le domaine de l"espace, il a
evoque notamment "l"accentuation des capacites defensives, le developpement du reseau de satellites russe mis en orbite, la progression de la recherche et la reconstruction des infrastructures terrestres de la branche spatiale".
Il a egalement souligne la necessite de "respect des interets publics dans le domaine de l"espace et augmentation de l"efficacite de sa regulation par l"Etat". "Le programme federal spatial pour 2006 - 2015 prevoit notamment de construire et de mettre en orbite de nouveaux modules russes de la Station spatiale internationale (ISS), concevoir de nouveaux lanceurs et promouvoir les infrastructures terrestres de la recherche spatiale", a souligne Anfimov. Selon lui, ces prochaines annees seront marquees par la creation de nouveaux materiels spatiaux et missiles, de conception de nouveaux systemes de communications orbitales et d"examen du Globe depuis l"espace. On prevoit egalement de continuer de completer le systeme orbital GLONASS. Par ailleurs, les chercheurs russes entendent promouvoir leurs programmes d"etude des planetes du systeme solaire. Le programme federal spatial prevoit aussi des mesures de developpement des cosmodromes de Baikonour et
de Plessetsk. Selon Anatoli Perminov, directeur de Roskosmos, "le cosmodrome de Plessetsk ne deviendra pas un vrai site spatial epanoui tant qu"il ne possedera pas un pied de lancement des fusees porteuses lourdes du type Angara". "Sinon, le cosmodrome de Plessetsk restera toujours un site spatial de second plan", a-t-il estime.

Sources : ITAR TASS, 28/10/2004

mercredi, 01 décembre 2004

Guerre économique : Villepin mobilise les préfets

SÉCURITÉ L'Intérieur lance un programme régionalisé d'aide aux entreprises pour lutter notamment contre le pillage technologique

Jean-Marc Leclerc , Le Figaro
[01 décembre 2004]

Il s'agit en fait de l'une des principales contributions au plan national d'intelligence économique que Matignon appelle de ses voeux depuis la publication du rapport Carayon en juillet 2003. Le ministère de l'Intérieur entend mettre son réseau d'administrations à la disposition des petites et moyennes entreprises (qui forment 70% du tissu économique national) pour les aider à se développer, mais aussi pour mieux les armer contre le pillage technologique ou la contrefaçon. «Et c'est le préfet de région, aux pouvoirs renforcés par un décret du 29 avril 2004, qui devient le pivot de cette politique publique», se félicite Pierre Mongin, directeur de cabinet de Dominique de Villepin.


Le secrétaire général du ministère de l'Intérieur, Daniel Canepa (lire ci-contre), s'est vu confier la coordination opérationnelle du dispositif. En liaison avec Alain Juillet, nommé par l'Elysée au poste de haut responsable à l'intelligence économique, mais aussi avec la Direction de la surveillance du territoire (DST), acteur traditionnel de la lutte contre l'espionnage économique, ce grand commis aura pour mission de généraliser les «bonnes pratiques» entre l'administration et les acteurs privés.


Une expérimentation est menée dans neuf régions. Dans chacune, un ou plusieurs secteurs clefs ont été identifiés (voir notre carte) pour y concentrer les actions et en évaluer le bénéfice. Le choix de ces neuf régions n'est pas neutre : beaucoup ont été marquées par un préfet lié à l'univers du renseignement. Exemples : la Basse-Normandie, qui a bâti son projet initial en 1997, sous l'autorité du préfet Rémy Pautrat, ancien patron de la DST, ou la Franche-Comté, qui a eu comme préfet de région Claude Guéant, homme fort de l'Intérieur sous Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy. C'est d'ailleurs au préfet Guéant, aujourd'hui détaché au conseil général des Hauts-de-Seine, que l'on doit l'esquisse de cette expérimentation régionale.


Déjà, un «guide méthodologique» tirant les leçons du programme pilote des neuf régions a pu être envoyé dans toutes les préfectures. Ce document de 196 pages a été réalisé par l'Agence nationale d'intelligence économique, dont le pôle «intelligence territoriale» a été confié à un préfet honoraire très actif... Rémy Pautrat, l'homme de la DST. On y découvre, sous forme de «fiches actions», mille et un conseils aux préfets pour «élaborer un schéma stratégique d'intelligence territoriale», «sensibiliser les élus et décideurs territoriaux» à ces questions, s'adonner au «benchmarking», c'est-à-dire à l'«analyse concurrentielle des actions régionales sur une filière technologique», mais aussi des recommandations pour lutter contre le piratage informatique ou aider à la constitution de «cellules de crise» dans les entreprises. On peut y lire également ce constat inquiétant en guise de préambule : «La France est l'un des pays les plus exposés au pillage.»


Dominique de Villepin prend l'affaire très au sérieux. Dans une lettre jointe au document, il fixe le cap à son administration : il faut «procéder dans les meilleurs délais à la formation d'un comité stratégique d'intelligence territoriale présidé par le préfet de région». «C'est ainsi, écrit-il, que pourront émerger de véritables pôles de compétitivité.» Il ajoute : «Un annuaire des compétences régionales devra être constitué» et «une formation du corps préfectoral et des cadres de préfecture à l'intelligence économique» sera mise en place.


Le ministère de l'Intérieur participe également à un autre projet, beaucoup plus secret : la création par une grande société nationale d'un moteur de recherche sur Internet, spécifiquement consacré à la veille technologique et dédié aux préfets pour l'exercice de leur nouvelle mission d'aide aux entreprises. L'Adit, pour sa part, s'engage à tenir auprès des préfets de région un rôle de conseil stratégique. Le préfet Mongin conclut : «C'est un nouvel état d'esprit qui s'installe.»